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Chronique du Bas du Fleuve
du 6 mai 2003 

Aujourd'hui lundi de Pâques sur Rimouski. Le fleuve est magnifique, il se débarrasse enfin de ses dernières glaces, les mouettes sont au rendez-vous, les crabes et les oursins aussi. Elles en font leurs délices. Ainsi va la vie!
 Nous aussi, du Bas du Fleuve, nous faisons un délice de ce succulent crabe qui nous arrive tout frais du jour dans notre assiette. Merci aux pêcheurs qui au petit matin vont le cueillir. Merci aux crabes de nous nourrir copieusement. Quelle abondance! 
Tout m'appelle dehors... l'odeur des algues fraîchement déposées par la marée, la mer qui se fait de moins en moins grise sous l'effet de la lumière, la plage enfin fréquentable pour la marcheuse de bord de mer que je suis, le soleil de plus en plus chaud qui me rougit déjà le bout du nez, sans oublier le phoque qui, ce matin, a osé se montrer sur le rocher juste en face de chez moi. Merci Dame Nature. Merci la Terre pour donner tant, sans compter. Quelle abondance! 
Ici, au bord de la mer, j'oublie la guerre, la politique, la pneumonie atypique, star académie et Jeanne D'Arc qu'on a brûlée sur le bûcher hier à la télé. Je pense à mes petits qui dans deux semaines seront là à profiter de toute cette beauté, à mes enfants que je chéris, à mes amis que j'aime et qui me le rendent bien, à ma famille qui observe leur fille, leur soeur, si nomade, si imprévisible, si passionnée, si impulsive, se promener dans la vie en suivant les signes. 
Oui je suis les signes, comme autant de cailloux blancs semés sur mon chemin pour me guider, me donner sans cesse rendez-vous avec moi-même. Ces signes, coïncidences, hasard nécessaires appelez-les comme vous le désirez, sont là et attendent que je les détecte, que je les accepte et que je les suive afin de saisir dans toute son ampleur ce que la vie m'offre à vivre. J'ai résolument décidé de les suivre!
Cette chronique est donc une histoire à suivre, puisque régulièrement je vous ferai part d'un signe qui sur le chemin de ma vie m'a donné rendez-vous!

Catherine Jalbert

Chronique du Bas du Fleuve
du 16 juin 2003 

L'AVENTURE D'UNE CO-CRÉATION...

En effet, c'est une belle aventure que je m'apprête à vous raconter. 
Reportons-nous à la semaine dernière, mercredi plus exactement. 
Denise Ouellet, accompagnatrice en auto-guérison et moi-même, nous donnons rendez-vous pour une dernière jasette avant mon départ pour l'Australie... Eh oui,  le 14 juillet, je quitte le Québec pour partager de précieux moments (mariage et accouchement) avec ma fille Sylvie.
Ce rendez-vous est fixé à La Brûlerie d'Ici...  mes tableaux y étant présentement exposés, je désire voir de plus près ce que donne l'exposition, dont la fin est prévue pour le 29 juin.
Peu après mon arrivée et l'échange de nos premières nouvelles, la conversation s'oriente nécessairement vers les tableaux, je dis "les", mais lors de notre conversation c'était encore "mes" tableaux. J'exprime à Denise ce que je ressens fortement... 
Je ne souhaite pas que "mes" tableaux prennent la voie de la boîte de carton et de l'entreposage à la fin de cette exposition... Je souhaite plutôt que "mes" tableaux demeurent vivants en étant exposés ou en devenant la propriété d'amoureux de l'art... Tout en disant cela, j'exprime cependant des résistances, telles que: il n'y a pas d'argent pour l'art, l'art abstrait de surcroît, ni beaucoup de lieux très réceptifs à cette forme d'art... 
Et voilà que Denise m'arrête et dit: "Tout cela est faux; il y a de l'argent pour l'art, il y a des amoureux de l'art et des endroits appropriés pour les exposer. Chaque chose a sa place en ce monde." 
J'accepte d'emblée cette vision et tranquillement, sans même que j'en sois consciente, s'installe à l'intérieur de moi une subtile perception que "mes" tableaux deviennent "les" tableaux, car c'est ainsi qu'ils arriveront à faire leur vie de façon autonome. En somme leur autonomie dépend de mon détachement... Va donc pour le détachement, et ça presse! 
Notre conversation fait du coq à l'âne, elle est cependant entrecoupée d'agréables constats... ma foi, on regarde les tableaux... ma foi, on y semble même intéressés... grand bien leur fasse... c'est ce que je désire! Je désire que l'énergie qu'ils véhiculent en fasse vibrer plusieurs. Voilà mon désir est énoncé clairement... 
Denise, quant à elle me prend la main et dit: "Faisons une co-création". Elle exprime alors tout haut: "Ça prend une place près d'ici pour recevoir les tableaux, un lieu rue St-Germain ouest, là où il y a des touristes l'été ". 
La conversation continue, s'écoulent quelques secondes, la co-propriétaire de la Brûlerie entre, je l'interpelle afin de lui dire que je désire reprendre les tableaux le 27 plutôt que le 29 juin pour me faciliter l'entreposage (solution retenu pour tous mes biens en raison du billet d'avion ouvert). Elle en prend note... 
La conversation continue, s'écoulent quelques secondes, la co-propriétaire de la Brûlerie me tape sur l'épaule et me dit avoir une petit problème. Elle n'a pas d'artiste pour exposer pendant le mois de juillet et me demande quoi?
Je vous le donne en mille... 
"Vous est-il possible de laisser vos tableaux exposés ici tout le mois de juillet?"
Que pensez-vous que nous faisons?... Nous rions évidemment... 
Rions de voir à quel point l'univers répond vite à nos demandes et à nos créations... 
Rions de voir que la foi en soi et en la vie donne de merveilleux résultats! 
Inutile de vous dire que je réponds oui! 
La porte du lieu s'étant ouverte, reste la porte de l'acquisition à ouvrir, qu'à cela ne tienne, Denise, ma sorcière bien-aimée, m'achète le tableau qui l'émeut depuis sa première visite le lundi précédent... le tableau que voici!  
Il s'intitule "Épanouissement".... 
                                                                       

Quelle belle aventure... Merci Denise pour cette co-création...
Ne dit-on pas: "La foi transporte les montagnes"?

Catherine Jalbert

Carnet de voyage
23 juillet 2003 

ON GÈLE AU SUD, ON SUE AU NORD

Comme le dit si bien Jean-Pierre Ferland: "on gèle au sud et on sue au nord" pendant l'hiver australien, pis moi ben, je suis au sud... alors je gèle! 
Si j'en fait le thème de mon premier carnet de voyage, c'est que cet hiver australien du sud (car j'habite présentement tout près de Sydney) est venu chercher jusque dans ses derniers retranchements la frileuse en manque du confort et de la chaleur d'une maison québécoise bien isolée, pendant un rigoureux hiver canadien. 
L'abondance n'est pas toujours là où on la soupçonne...
Ma fille Sylvie m'avait avertie qu'il faisait froid, mais j'avais de la difficulté à imaginer que ce pays de palmiers et d'oiseaux exotiques me réservait de froids levers pour ne pas dire des réveils parfois glaciaux.
Y paraît qu'on s'adapte! C'est ce que je tente de faire...
Me voilà donc comme dans "ma cabane au canada" en automne, mais sans bûche dans le foyer et sans moyen de mettre les pieds sur la bavette du poêle. On se lève avec un 7 à 8 degrés  comme comité d'accueil, des pelures en masse sur le dos et des bottillons doublés de mouton aux pieds... c'est notre tenu de début de journée.
Rien de sexy à vrai dire... 
On compte sur le soleil du jour pour mettre de la chaleur au logis, sinon un chauffage d'appoint se roulant d'une pièce à l'autre permet de passer la journée et de faire nos ablutions que je n'oserais dire  quotidiennes. Je compose des menus me donnant l'occasion d'utiliser le fourneau. Je suis la première à laver la vaisselle. On peut aussi faire du ménage. Tous les moyens sont bons pour se réchauffer. 
C'est incroyable comme un simple fait peut mener à changer ses habitudes...  

Et pourtant, dans ce pays au 500 variétés d'eucalyptus où 1 australien sur 4 meurt du cancer de la peau à cause de la force du soleil et de la position même de l'Australie située directement sous le trou de la couche d'ozone... il fait bon vivre!
Il fait bon vivre le côté européen... ça conduit à gauche; les cafés "à la française" sont légion, vaut mieux cependant oublier de se faire servir dans cette langue; les voitures ont des allures allemandes; les quartiers grecs et italiens sont très importants de par leur population et leur économie; les maisons de banlieue ont toits d'ardoises et murs de crépis aux multiples couleurs, très méditerranéen comme allure et une partie de la végétation ressemble beaucoup à celle du sud de la France...
Il fait bon vivre le côté asiatique... l'amoureux de ma fille étant chinois, j'ai fait tout de suite connaissance avec l'immense quartier chinois et ses trésors connus uniquement des initiés.
Il fait bon vivre le côté australien... aux origines britanniques incontestables, ça se voit, ça se sent, ça s'entend, je le découvre un peu plus tous les jours.
Il fera bon vivre le côté aborigène... que je compte bien apprivoiser d'ici mon départ.
Et, croyez-moi, il fait bon vivre le côté soleil, qui se lève à 7H00 et se couche à 17H00...  certaines journées plus chaudes autour de 21 degrés me font encore mieux apprécier la beauté du paysage, l'odeur de l'océan, le plaisir d'être dehors et le réconfort de la chaleur du soleil sur ma peau qui en tout temps, malgré le froid, demande à être protégée. 

J'ai quitté mon pays, j'oserais dire après m'être plainte d'un hiver froid et venteux, cette rencontre avec l'hiver australien est une belle leçon de vie. J'y apprends à ne pas résister à ce qui se présente, à accepter, à m'adapter, à apprécier même... ce que je n'avais pas encore compris, malgré les froids hivers du bas du fleuve. 
Un signe m'a mise sur cette piste de la non-résistance et de l'adaptation... le voici: 
Depuis mon arrivée, le dur temps m'a fait courir les brochures et les agences de voyage afin de gagner le nord plus chaud et plus ensoleillé , mais impossible d'organiser quoique ce soit... tout le monde a eu la même idée que moi. Oui impossible de me dérober, impossible de résister... me voilà donc en train de  "faire avec" comme on dit au Québec... me voilà donc en train de changer, de me transformer encore et encore... merci l'Univers!

"Le quotidien et les petites choses sont les outils d'une vraie transformation." Confucius
Ça s'appelle vivre l'instant présent avec ce qu'il nous offre à vivre. 
Je l'avais encore oublié!

Catherine Jalbert

Carnet de voyage
du 20 août 2003 

LIBERTÉ? QUELLE LIBERTÉ?

Des heures d'errance dans Darling Harbour, la marina de Sydney...
Des heures d'observance de l'humain, un dimanche australien ensoleillé...
Des heures d'intériorisation dans un train de banlieue bondé à craquer...
Je me sens excitée, pleine, là, libre...
Tous ces gens... 
De quelle liberté jouissent-ils?
À quelle liberté aspirent-ils?
Me voilà  vraiment branchée sur la signifiance du mot "LIBERTÉ"!

Liberté aux allures de possession,
Liberté aux allures de but,
Liberté aux allures de vertige,
Liberté aux allures d'angoisse,
Liberté aux allures de plaisir,
Liberté aux allures de libération,
Liberté aux allures de délivrance,
Liberté aux allures de choix,
Liberté aux allures de puissance,
Liberté aux allures de sérénité,
Liberté aux allures d'éternité!

Chaque humain placé sur ma route m'envoie le miroir de ces liberté tant poursuivies.
Hier encore mon but était liberté,
Aujourd'hui, au creux de l'estomac de l'excitation et de l'angoisse.
Qu'y a-t-il au-delà de la liberté obtenue?
Une liberté à explorer... 

Liberté d'aller et venir à ma guise,
Liberté de me reposer jusqu'à plus soif,
Liberté de dire non si ça me chante,
Liberté de travailler tout mon saoul,
Liberté de dépenser sans compter,
Liberté de manger et dormir quand bon me semble,
Liberté de me déraciner pour le plaisir du changement,
Liberté de me ressourcer en voyageant,
Liberté d'aimer jusqu'à la déchirure,
Liberté d'être tout simplement,
Somme toute...
LIBERTÉ DE CHOISIR!

Plus d'excuses... non plus d'excuses!
Plus de "il faut", de "je dois", de "je n'ai pas le choix"... derrière lesquels m'abriter,
Plus de quotidien sécurisant, de routine contraignante, de demande pressante à rencontrer... non plus de raisons de reculer devant la conséquence de mes choix!

Choix d'aller vers ma deuxième fille, mon gendre et leur enfant à naître,
Choix de partir, sans date de retour, pour l'Australie qu'ils habitent,
Choix de donner, de vendre et d'entreposer mes biens,
Choix de mettre certaines activités professionnelles en veilleuse,
Choix de m'éloigner de mes 3 petits-enfants pendant un long moment,
Choix d'en faire autant pour mes autres enfants et mes amis,
Choix de vivre sans filet de sécurité et sans piste d'atterrissage,
Choix d'y investir mes dernières réserves financières.
Choix de vivre cette merveilleuse aventure au maximum,
Choix de m'y renouveler, de m'y recréer, de m'y réinventer,
Choix d'augmenter la confiance et l'estime de moi,
Choix de satisfaire ma curiosité d'un futur créé à partir d'un présent vécu intensément,
Choix de reconnaître et de respecter mes besoins, mes désirs et mes limites,
Choix d'apprivoiser le pouvoir du plaisir,
Choix de tenter l'expérience du vide et d'y trouver la paix intérieur,
Choix, choix, choix...

Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir? Ce serait si simple si tu pouvais me le dire!
Mais...
Ce jourd'hui je relève le défi de sauter dans ce vide qui se présente,
Ce jourd'hui je relève le défi de devenir totalement responsable de ma vie.
C'est en cela que le mot "liberté" prend toute sa signifiance!

Catherine Jalbert


Carnet de voyage
du 6 septembre 2003 

                                     LUSTUCRU?
                       
Eh oui! Lustucru? Y'a un IGA au coin de la rue...

Quand on va comme ça au bout du monde, on pense que rien ne sera pareil et pourtant...
Je suis tous les jours frappée par la similitude entre le Canada et l'Australie.
Non que je ne reconnaisse à ce pays ses différences...
Mais quand IGA à pignon sur rue, ici même en Australie,
Pis que t'entends "La danse des canards" jouée au trombone devant l'Opéra House de Sydney,
Pis que tu syntonises le 101,3 pour avoir la météo,
Pis que tu jurerais que le "top ten country australien" est la version du "Frigidaire" de Tex Lecor,
Pis que c'est la Saint-Vincent de Paul et l'Armée du Salut qui s'occupent des plus démunis,
Pis qu'à l'instar de "Virginie", le téléroman quotidien de 19H00 "Neighbour" se déroule dans une école où profs, parents, élèves et employés vivent leur vie au petit écran,
Pis que tu vois des acteurs québécois jouer dans des séries américaines diffusées en Australie,
Pis que l'annonce publicitaire de Mazda te sers le même "zoum, zoum, zoum" pour vendre ses "chars",
Pis que c'est le même ange sur le même nuage qui te vend le même fromage philadelphia,
Pis que comme partout au monde, y'a une mouette pour chaque touriste qui se respecte, 
Tu crois vraiment être chez toi!

                                             
                                     
Ancienne colonie britannique, immense pays au système politique fédéré, l'Australie est  d'expression anglophone. La majorité de sa population vit le long des côtes est, sud et ouest. La proximité de l'océan l'attire et lui fait délaisser le climat tropical du nord. N'en est-il pas de même pour le Canada? 
Le Canada, ex-colonie britannique, est grand, son système est fédéré et la majorité de sa population d'expression anglophone, vit au sud et sur les côtes est et ouest pour éviter le trop froid climat du nord.
Leurs aborigènes, comme nos amérindiens, furent disséminés, dépossédés de leurs terres et placés sur des réserves, ce avec les mêmes conséquences... 
Aujourd'hui, en Australie comme au Canada, on tente de réparer l'irréparable.
Ce pays de verdure, de sable, d'océan, d'oiseaux exotiques, d'eucalyptus et de koalas est jeune, sa fondation remonte à la fin du 18ième siècle...
Il fut d'abord un exil pour les forçats... N'en fut-il pas de même pour le Canada?
Pays aux quatre saisons, l'Australie a aussi son "été indien"... il se manifeste à la même période de l'année, fin septembre, début octobre... en plein printemps australien.
Ses lacs rocheux bordés d'arbres à travers lesquels se blottissent chalets et camps de pêche vous donnent le mal du pays.
Pis y'a l'australienne voiture Subaru Outback que l'on jurerais conçue pour le Canada, tant ses propriétés semblent ici, inutiles.
                                    
Cependant si je porte mon regard sur la différence, je dois reconnaître qu'en Australie...
Noël est en été,
Le vent du nord est chaud,
Les capucines poussent à l'état sauvage,
Les oiseaux du paradis font la beauté des plates-bandes,
Les vignobles font partie du paysage,
Les vacances scolaires sont en janvier,
La fête des pères est en septembre,
Les pélicans sont légions sur tous les plans d'eau,
Le désert est rouge,
La pluie est une denrée rare,
Le beurre et les oeufs n'ont pas le même goût,
Les taxes sont absentes des factures,
L'art aborigène est unique au monde,
Les pourboires n'existent pas.

Et si je regarde encore plus loin...
On conduit à gauche comme en Angleterre,
Le système de train de banlieue et de métro est identique au système français,
Les hibiscus, le sable, le désert et les dromadaires font penser à l'Égypte,
Les palmiers et l'architecture des maisons ressemblent à la Floride,
Ses fermes d'huîtres sont semblables à celle du Japon,
Les multiples chantiers de ce jeune pays pourraient être une reproduction des pays d'Europe de l'Est en reconstruction.

Dans une semaine je serai dans le désert avec les aborigènes, les kangourous, la chaleur et les découvertes... écrirais-je ainsi à mon retour?... nul ne le sait!

Je tiens cependant à terminer avec l'énoncé d'une différence "notoire"... 
Si ce n'est pour les canadiens, je dirais sûrement pour les québécois...
Il s'agit de la recette du pâté chinois, la vraie, celle des chinois australiens...
Je vous la donne en mille: 
Saumon, Blé d'inde, Riz
L'essayer c'est l'adopter!  

Catherine Jalbert

Carnet de voyage
du 24 octobre 2003

3200 KM DE RENDEZ-VOUS AVEC MOI-MÊME

J'ai écrit dans mon premier livre: 
"Ce n'est pas le chemin qui est difficile, mais c'est le difficile qui est le chemin."
Je ne croyais pas un jour vivre cette maxime de façon aussi condensée.
En effet j'arrive d'un safari de 10 jours, en camping, dans le désert australien...
Ce fut émerveillant, hallucinant, bouleversant et... provoquant!
Je crois d'ailleurs que tous les déserts du monde ont ceci en commun... ils provoquent! 
Ils provoquent quoi me direz-vous?
Ils provoquent inévitablement un rendez-vous avec soi-même.

En effet, ce voyage choisi avec enthousiasme et en pleine conscience m'a poussée jusque dans mes derniers retranchements... physiques, psychologiques, intellectuels et spirituels.
Ce safari dans le désert m'a portée à reconnaître que malgré tout le lâcher-prise exercé dans les derniers mois (voir le carnet de voyage intitulé: Liberté, Quelle Liberté?)...
il me fallait encore mettre à l'épreuve ma volonté de résistance et de contrôle.
Ce voyage aux pays des aborigènes australiens m'a rendue de plus en plus consciente que la seule et vraie réalité existante est celle de l'instant présent.

Émerveillant ces grands espace de sable rouges, ou trônent ça et là des masses rocheuses que l'on nomme Uluru et Kata Tjuta par exemple et qui témoignent de 40,000 de vie, de culture et de spiritualité des aborigènes d'Australie. 
Émerveillant ces fresques peintes à même cette roche aussi rouge que le sable et par lesquelles nous prenons conscience du temps et de l'histoire.
Émerveillant ces 4,772,535 km carrés de territoire traversés d'est en ouest et du nord au sud par des explorateurs au courage et à la résistance incommensurable. Ces Stuart, Flynn, O'Hara, Curtin, Eyre venus d'Europe ont permis au "out back" australien d'émerger de l'inconnu.
Émerveillant ces grands lacs salés qui mêlés au sable rouge font ressortir une palette de brun, d'ocre et de jaune absolument magnifiques. 
Émerveillant de dormir dans une mine, sous la terre et de s'y trouver si confortable.
Pas fous ces mineurs de Coober Peddy... Ils ont vite préféré les 22 à 26 degrés de chaleur offerts à longueur d'année "sous la terre" aux 0 degrés en hiver et 50 degrés en été "sur la terre". Maisons, églises, commerces, hôtels "underground" dégagent un charme, une propreté, une impression de "cocooning" uniques en leur genre.
Émerveillant cette opale trouvée au hasard d'une caresse du calcaire de la mine.

Hallucinante cette magnifique fleur mauve, faisant songer aux champs de lavande de la Provence française, si prisée des abeilles et des consommateurs de miel et mortelle pour les moutons très nombreux en Australie comme vous savez.
Hallucinants ces kilomètres de rivières asséchées sur lesquelles il existe des ponts au cas où la pluie viendrait à tomber.
Hallucinante cette clôture de 500,600 kilomètre érigée à travers l'Australie pour empêcher les lapins de bouffer tout ce qui existe de marsupiaux dans cette belle nature. Importé d'Europe, cette petite bête inoffensive dirait-on est très destructrice pour la faune australienne.
Hallucinant de retrouver en Australie plus de chameaux qu'il n'y a de kangourous ou presque... et surtout d'y voir un bébé qui donne la bise et chante "happy birthday".
Hallucinant ce "non paysage", ce "rien de sable" fascinant pendant des kilomètres et des kilomètres.

Bouleversant de voir au loin s'assombrir un ciel annonciateur de tempête de sable.
Bouleversant cette dépossession de la terre aborigène aux mains des britanniques.
Bouleversant ce trou, cette caverne, cet utérus, formation naturelle à même une partie du site sacré d'Uluru symbolisant la femme et l'enfantement.
Bouleversant cette peinture aborigène dans laquelle je me plonge si facilement et surtout dans laquelle je me reconnais.
Bouleversant ces levers et ces couchers de soleil se projetant sur ces immenses formations rocheuses et offrant à l'observateur des couleurs indescriptibles.

Oui, ce fut émerveillant, hallucinant, bouleversant et... provoquant!

Provoquant, quant à deux heures du matin, en pleine tempête de sable, ta tente te tombe sur la tête et que tu es la seule personne à pouvoir la remettre sur pied, car tous tes compagnons dorment à poings fermés... tu as le choix de résister ou de vivre pleinement l'instant présent... et même si tu ne veux pas être là, tu y es et qui plus est, tu l'as choisi.

Provoquant, quand tu te lèves tous les matins à la belle noirceur et dans le froid désertique, que tu plies en vitesse ta tente et tes bagages afin d'être sur les sites avant que le soleil ne soit trop chaud... que tu dois aussi prêter la main à la vaisselle et aux préparatifs de départ... tu as le choix de résister ou d'aller avec le courant... mais tu te demandes si c'est ça des vacances.

Provoquant, quand tu te réveilles tous les matins, en pleine nature, au son de la musique country... parce que la "jeune" cook du groupe n'a pas encore découvert la vertu du silence... tu as le choix de lui montrer à vivre ou d'aller manger ton déjeuner plus loin... en tentant de profiter d'un bien curieux délice aux yeux des australiens, je vous le donne en mille... spaghetti on toast... tu te demandes ce que tu es venue faire dans cette galère.

Provoquant, quand tu dois, avec tes compagnons et compagnes de voyages, prendre constamment en charge un des voyageurs, assez démuni intellectuellement et complètement dépassé par la situation... tu as le choix de résister ou de pallier à son handicap par ton efficacité et ton sens de l'organisation... mais tu préférerais avoir plus de temps pour toi.

Provoquant, quand pour toi, le point culminant du voyage est cette visite de la mine d'opale de Coober Peddy et que tu as à peine le temps d'arriver qu'il est temps de repartir... tu as le choix de résister ou de comprendre que la recherche de pierres est une passion que tu dois reconnaître et satisfaire... mais tu pleurerais de ne pouvoir t'agenouiller plus longtemps dans ce blanc espace si accueillant.

Provoquant, quand dès le premier jour, la marche et l'escalade sont si ardues que tes chevilles manifestent des signes évidents de foulure... tu as le choix de te concentrer sur ta souffrance ou de trouver le moyen de continuer, malgré tout, à profiter du voyage... mais tu te demandes vraiment si tu as bien choisi ton "trip".

Provoquant, quand tu ne comprends plus ce que le guide dit parce que l'anglais australien te sort par les oreilles... tu as le choix de résister ou de décrocher... j'ai décroché, à maintes reprises, ça m'a permis de me rencontrer souvent, très souvent dans les détours de ce grand voyage... mais j'aurais tout de même aimé en apprendre plus.

Oui ce fut émerveillant, hallucinant, bouleversant et... provoquant!

Émerveillant, hallucinant, bouleversant et... provoquant de constater la présence d'esprit de mon inconscient. Toutes les nuits, les messages véhiculés par mes rêves furent symboliques de ce que je vivais et des prises de conscience que j'avais à faire.
Émerveillant, hallucinant, bouleversant et... provoquant de constater que tous les jours je me suis levée avec l'envie de continuer, d'explorer et de me dépasser.

Ce qu'ils sont curieux ces humains!
                                      
Catherine Jalbert

Chronique du Bas du Fleuve
du 7 janvier 2004

                           
De quoi 2004 sera faite ?

                                                            

2003, fut une année de rendez-vous avec l'Univers...
Vous l'aurez sûrement remarqué, l'année qui vient de se terminer fut vécue sous le signe d'imprévus, d'impondérables... et de chaos.
L'année universelle 2003 portait une énergie 5... 
Énergie de mouvement, de changement... et de chaos.
Tous, tant que nous sommes, avons dû faire avec... 
Car ce vent de transformation, positif ou négatif, s'est avéré incontournable.

Que nous ayons été simple individu, société, entreprise ou pays...
L'inattendu en tout genre (positif ou négatif) fut le lot de chacun.
Il n'est qu'à se remémorer le tremblement de terre en Inde, les débordements de rivières au Québec, les feux de forêt en Californie pour saisir l'ampleur de l'imprévu.
Il n'est qu'à se remémorer le conflit Irano/Palestinien pour saisir l'ampleur de la résistance au changement.
Il n'est qu'à se remémorer la guerre en Irak pour saisir l'ampleur du chaos.
Il n'est qu'à se remémorer tous les changements que le gouvernement québécois a voulu opérer, envers et contre tous, pour saisir l'ampleur de la présence de cette énergie.
Il n'est qu'à se remémorer, chacun pour soi, les douze derniers mois qui viennent de s'écouler pour saisir l'ampleur de ce mouvement dans notre vie.

Certains se sont prêtés de bonne grâce à ce jeu, acceptant que la vie les amène ailleurs...
D'autres par contre, l'on vécu plus difficilement, tentant de résister à la compréhension des signes mis sur leurs chemins.
Quant à moi, je me suis promenée entre les deux pôles...
Tantôt suivant les signes, tantôt y résistant... ainsi va la vie!

Vivement 2004... peut-être pourrons-nous reprendre notre souffle?

2004 sera une année de rendez-vous avec soi-même et avec les autres.
Année où l'individualisme sera appelé à faire place à la solidarité.
Cette année qui commence porte une énergie 6...
Énergie de choix, d'engagement... et de recherche d'amour.
Et j'en rajoute... 
Énergie de dualité, de responsabilité... et de recherche d'harmonie.
Énergie de conflit... et de recherche de paix.
Énergie de rassemblement, de coopération... et de recherche de consensus.

Arriverons-nous à nous engager suffisamment envers nous-mêmes pour enfin régler nos conflits intérieurs et atteindre à la paix?
Arriverons-nous à nous choisir et à nous aimer suffisamment pour enfin respecter nos limites et celles des autres? 
Arriverons-nous à nous responsabiliser suffisamment face à nous-même et aux autres pour enfin comprendre que chacun de nos gestes à un impact sur nos voisins et par ricochet sur la terre entière?
Arriverons-nous à nous oublier suffisamment pour enfin coopérer sainement dans chacune des sphères auxquelles nous appartenons?
Arriverons-nous à nous délester de cet individualisme maladif pour enfin comprendre que cette belle boule bleue sur laquelle nous habitons en a assez de tous nos abus?

À contrario, on pourra assister à une recrudescence du désengagement, du conflit, de la déresponsabilisation et de l'individualisme comme pour contrer cette énergie de lumière travaillant bien malgré elle dans l'ombre de cet immense chaos.
Arriverons-nous à voir les abuseurs et les manipulateurs pour enfin comprendre que le seul pouvoir est en nous?
Arriverons-nous à développer suffisamment de calme intérieur pour enfin comprendre que toutes nos harmonies intérieures mises en commun pourraient venir à bout des colères d'une mère nature malmenée?
Y arriverons-nous?

J'ose cependant penser qu'à travers cela nous arriverons à reprendre notre souffle, car 2004 porte tout de même une énergie tranquille.

Merci beaucoup pour le beau programme!

 
Catherine Jalbert
 

Chronique du Bas du Fleuve
du 16 février 2004

Faire un tour sur soi-même à 360 degrés

Y'a qu'lé fous qui n'changent pas d'idées...
Ouf! Je l'ai échappé belle moi là...
Car je viens de faire un tour à 360 degrés sans même m'en apercevoir!

Eh! oui, après avoir pris, en 1999, la décision de vendre ma maison et de déménager dans le bas du fleuve, maladie et volonté de guérison obligeant...
Me voilà, en 2004, en train de ramasser mes pénates et de me rapprocher de la grande ville.
Certains penseront sans oser le dire:
"Je le savais bien que c'était pas une bonne idée d'aller si loin."
ou alors:
"Coudon a sais-tu c'qu'a veut elle?"
ou pire encore:
"Une vraie girouette celle-là!"
D'autres, plus intimement liées à mon cheminement ont dit:
"Je m'y attendais."
"D'une nomade comme toi, c'est pas surprenant."
Mais à vrai dire, je suis moi-même surprise de me retrouver là.

Mon retour d'Australie fut assez rude. 
J'ai atterri comme un pilote de brousse dans un champ de patates.
Ce fut le chaos, c'est le moins qu'on puisse dire!
J'avais pourtant tout prévu pour mon retour... c'était à n'y rien comprendre!
Ou plutôt si, tout était à comprendre... 
J'ai eu droit au traitement royal... des signes, des synchronismes et des coïncidences pour comprendre.

Que je vous raconte...
Dès mon arrivée en novembre, tous les endroits où j'aurais pu habiter à Rimouski, pendant ma recherche d'un endroit bien à moi, se sont volatilisés les uns après les autres.
Même les solutions de rechange, prévues au cas où, se sont inscrites aux abonnés absents.
Une inondation chez une, un retour imprévu d'un enfant au bercail pour l'autre, une décision de ne pas s'absenter pour une troisième, pour ne nommer que celle-là, m'ont sonné la cloche. 
Non pas que je ne fus accueillie à bras ouverts, mais plutôt questionnement sur cette difficulté d'arriver, tout simplement.
Me voilà dans tous mes états!
Y aurait-il là quelques signes?

Le vent soufflait d'est en ouest et moi, je marchais, comme je l'avais prévu, vers l'est.
J'avais comme on dit le vent dans la face... 
Pis y faisait fret, pis c'était difficile, pis y's'passait rien d'bon, pis je continuais, en pensant que ma place était à Rimouski.

À peine quelques jours lus tard... contrats dans le bas du fleuve annulés, vite remplacés par des offres dans la montérégie... difficulté de me trouver un bureau pour travailler à Rimouski, vite remplacée par l'offre d'un joli local sur la rive-sud de Montréal... et jusqu'à tout récemment, l'obligation de sortir tout mon butin de l'entrepôt que j'avais loué à Rimouski et cela en quatrième vitesse... confirmaient les premiers signes.
La recherche, sans grand succès, d'un appartement ou d'une maison à louer à Rimouski...  en remettait  sur le tas.
Je ne perdais cependant rien pour attendre... 
Un appartement, non recherché il va sans dire, m'attendait à deux pas de chez ma fille Geneviev sur la rive-sud de Montréal... une belle coïncidence que celle-là!

Maintenant que je suis guérie, maintenant que j'ai retrouvé mon équilibre, maintenant que j'ai appris à vivre tout simplement... se pourrait-il que l'Univers soit en train de m'envoyer jouer dans le trafic, juste pour voir si j'ai bien appris ma leçon? 
Hum... ça mérite réflexion.
Moi qui pensait me la couler douce sur le bord du fleuve...
Faut croire que ce temps n'est pas encore venu.

J'envisage donc cet ailleurs...
Il me semble "profitable". Il me sourit.

Je comprends alors que mes velléités d'enracinement dans le bas du fleuve, comme partout ailleurs d'ailleurs, ne sont pas à ma ressemblance. 
Je comprends que ce logis est ni plus ni moins qu'un pied à terre pour la nomade que je suis.
Je comprends que mes envies de bord de mer se matérialiseront de Tokyo à Tombouctou,
du Canada à la terre de feu.
Je comprends que j'ai d'autres horizons à découvrir, d'autres expériences à vivre, d'autres livres à écrire, d'autres tableaux à peindre, d'autres émotions à partager.

Je comprends que le défi que je me suis lancé en partant en Australie:
"Cesser de résister... Avoir confiance et faire confiance"...
C'est maintenant qu'il est à ma portée.
Je dis oui et suis aussitôt emportée par la vie.
Le tunnel devient autoroute, la noirceur devient lumière, la difficulté devient facilité, la peur devient confiance, la résistance devient disponibilité...
L'Univers  me répond, l'Univers me sert...
À moi de rendre grâce!

Quand je pense que je verrai plus souvent mes petits, quel cadeau!

J'ai écrit cette chronique en hommage à mes enfants Geneviev, Sylvie et Simon qui m'ont soutenue dans cette tempête. 
À Pauline, Nicole, Louiselle et Diane qui m'ont accueillie.

Catherine Jalbert

Chronique urbaine
du 3 juin 2004

FAIRE, FAIRE, FAIRE.... POUR SE SENTIR VIVANT! 

Faire, faire, faire... pour se sentir vivant!
Est-ce vraiment cela vivre?
Non, de Grâces non!
Et pourtant....

Il fut un temps où....
de besoin de reconnaissance en valorisation par le faire;
de besoin d'appréciation en manque d'estime de moi;
de réponse aux besoins des autres en manque de respect des miens;
je m'activais....

Il fut un temps où...
de rendez-vous en échéances;
d'obligations en contraintes;
de devoirs en responsabilités;
je m'activais... 

Il fut un temps où...
d'agenda en téléphone;
de courriel en répondeur;
de "j'ai pas le choix" en "il faut que";
je m'activais... 

C'est pour être enfin sortie de ce cercle infernal de l'agir à tous prix, 
qu'aujourd'hui je peux affirmer:
qu'à défaut d'être dans le mouvement de la vie;
qu'à défaut de vivre l'instant que la vie nous offre à vivre;
qu'à défaut de suivre les signes, les coïncidences et les synchronicités;
qu'à défaut "d'être" tout simplement;
on s'active... pour avoir l'impression d'exister, pour avoir l'impression de vivre, pour se sentir vivant quoi!

MAIS NOUS SOMMES VIVANTS!
LE DRAME ... 
C'EST QUE NOUS AGISSONS COMME SI NOUS ÉTIONS DES SURVIVANTS!

Agir en survivant amène à vivre la vie comme quelque chose à gagner et à mériter...
Agir en survivant amène à vivre la vie à travers contraintes et difficultés...
Agir en survivant amène à vivre la vie en victime de celle-ci...
Croyances que tout cela!

La vie, quelque soit l'apparence qu'elle prenne, est un cadeau... 
Notre cadeau de naissance!

N'est-il donc pas plus simple d'accepter que la seule responsabilité que nous ayons ici-bas EST DE VIVRE PLEINEMENT cette vie que nous avons reçue en cadeau?
N'est-il donc pas plus simple de comprendre que de vivre cette vie pleinement et intensément DONNE SON VRAI SENS À LA VIE?

Changeons de lunette afin de jeter un regard neuf sur la vie;
Faisons échec aux croyances liées aux manques, aux besoins et aux contraintes;
Faisons échec aux croyances liées à la difficulté de vivre;
Faisons échec aux croyances liées à l'humain victime de la vie;

Ayons foi que nous sommes nés pour l'abondance, la santé, le succès, la sérénité et l'amour...
Vivons pleinement notre vie en acceptant sans résistance l'instant que la vie nous offre à vivre comme étant celui que nous devons vivre...
Accepter sans résistance, ne veut pas dire être fataliste... 
cela entretiendrait alors la victime de la vie en nous... non...
Accepter sans résistance veut dire, vivre intensément l'instant que la vie nous offre à vivre comme étant celui que nous devons vivre, dans la joie ou dans la peine... 
En le vivant pleinement... je me connais, je croîs, j'avance...
En y résistant ou pire en le refusant... je me garde en état de survie...

Vivre notre vie intensément, c'est prendre la responsabilité 
D' AIMER, D' HONORER, DE CÉLÉBRER ET DE RESPECTER 
cette vie qui nous a été donnée!

À la mémoire de Robert et Denise pour qui la vie fut un combat...
À celle de Serge qui s'est brûlé à la tâche...


Catherine Jalbert

Chronique de voyage
du 15 septembre 2004

 

VENEZ-VOUS AVEC MOI, MARCHER SUR LES TRACES DES MAYAS?



          Du 8 au 17 avril prochain, je serai sur la presqu'île du Yucatan au sud du Mexique, en train de marcher... peut-être avec vous... sur les traces des Mayas, ce peuple autochtone d'Amérique centrale et d'Amérique du sud.
Cette perspective m'emballe au plus haut point!
 
         C'est la deuxième fois que je m'offre ce cadeau. Il y a 8 ans, nous étions 28 à marcher avec enthousiasme, curiosité, respect et surtout grand plaisir sur les traces des Mayas. Ce voyage au pays des pyramides, qui se voulait de spiritualité et de ressourcement énergétique fut, à bien des égards et pour beaucoup d'entre nous, initiatique. 
        Initiatique en effet, car au sortir de cette extraordinaire aventure... certains ont modifié leurs perceptions de la vie... d'autres y ont trouvé confiance en soi et en la vie, perdant par le fait même peurs et insécurités... et quelques-uns ont vu leurs vies complètement chamboulées, celles-ci prenant carrément une autre direction... ce fut le cas de ma fille Sylvie devenue grande voyageuse et australienne depuis.
         Cette expérience en fut donc une... de découvertes intérieures et extérieures... de rendez-vous avec soi, les autres et la vie... et de plaisirs sans cesse renouvelés.
          Tout au long de ce périple, les Mayas nous ont émus par leur façon de "vivre simplement dans la joie et le plaisir, la vie que nous avons à vivre, sans que toutes les conditions du bonheur ne soient rassemblées".
C'est ainsi, qu'inspirée par leur exemple, j'ai pleinement pris conscience du seul vrai sens de la vie... 
C'est-à-dire, "vivre totalement la vie que l'univers nous offre à vivre".

      
Forte de cette nouvelle façon de voir la vie, j'ai voulu répéter l'expérience "du plaisir sans condition". Quelques mois plus tard, nous étions 12 à partir pour la Roumanie. But du voyage? Nous "faire dorloter sans remords", dans quelques stations thermales de ce pays d'Europe de l'est. Difficile d'éprouver "du plaisir sans culpabilité" dans un pays où l'essentiel manquait à tous... même à nous. Imaginez des valises perdues, une crevaison sur l'autocar, une bonne humeur qui dérange sans cesse le ténébreux roumain qui se remet à peine de 25 ans de régime totalitaire, sans oublier une station thermale sans eau... il y avait de quoi être frustrés... et pourtant nous nous y sommes amusés comme des enfants.

      
Inutile de vous dire que le goût de ces aventures organisées au cours desquelles l'imprévu se manifeste au moment où on s'y attend le moins, s'est incrusté. Me voilà donc repartie, à plus d'une vingtaine de personnes, pour le berceau de la spiritualité... la merveilleuse, l'enchanteresse, la millénaire... Égypte.
J'ai fait connaissance avec 5000 ans d'histoire. J'y ai vu et ressenti le passage de milliers de personnes de toutes conditions et de toutes allégeances... du paysan, à l'esclave, en passant par les grands prêtres et les architecte de ces fabuleuses pyramides, sans oublier les Néfertiti, Cléopâtre, César, Alexandre le Grand et Napoléon... de ce monde. Les traces de tous ces êtres sont indélébiles. Tout y est absolument vivant.
Croyez-moi, ma conception du sens de la vie s'y est renforcée!
Elle est devenue celle que je prône aujourd'hui sans relâche...
"vivre pleinement l'instant présent, en honorant, célébrant, respectant et aimant la vie qui nous a été donnée et dont nous sommes responsables".

       Dernièrement, je partageais avec vous, par le biais de mes carnets de voyage, un périple dans le désert sur les traces des aborigènes australiens.
À nouveau j'y ai expérimenté cette "nécessaire perte de contrôle sur ce que nous souhaitons que soit la vie, afin d'accepter ce qu'elle est réellement".
J'ai donc ajouté un élément à ma compréhension du sens de la vie...
"vivre, SANS RÉSISTANCE, ce que nous avons à vivre"
.
Que d'initiations, d'expériences, de leçons de vie, de rendez-vous avec soi-même et de plaisir vécus au cours de ces voyages. C'est tout de même fascinant!

       Entre temps, j'ai créé une entreprise... VISIONS LIBRES... dont la  mission est de permettre à qui le veut et par divers moyens, dont les voyages "d'ouvrir ses horizons et d'élargir sa conscience".
J'ai le goût de créer à nouveau cet élargissement et cette ouverture dans ma vie.
Peut-être avez-vous le goût de faire de même dans la vôtre?
J'ai le goût d'un autre rendez-vous avec moi-même.
Peut-être en est-il de même pour vous?
Si c'est le cas,  je vous invite à venir marcher avec moi sur les traces des Mayas.
Cette fois-ci, ma fille Geneviev sera des nôtres! Ainsi que Nicole et sa fille, que Lise et la sienne, que... que...

     
 Afin de vous imprégner encore plus de cette motivation qui, il y a 8 ans, fut nôtre...
          Afin de ressentir cette vibration à laquelle nous avons résonnée pendant et après le voyage...
          Voici quelques extraits de deux articles publiés en 1996 dans le magazine Lumière.


              Les propos de Catherine... UN VOYAGE EN PERSPECTIVE... Lumière mai/juin 1996

        Eh oui! ce voyage au pays des pyramides du Mexique et la possibilité d'y ressentir "une énergie sacrée" me transporte. Encore debout malgré les colères de la nature, les pyramides sont comme des aiguilles d'acupuncture plantées dans les chakras de la terre. Elles stimulent sans cesse la circulation de l'énergie tellurique et la mettent en permanente conjonction avec l'énergie cosmique.
        Y avez-vous pensé? Pouvoir bénéficier d'un contact avec cette somme d'énergie constamment purifiée par son passage à l'intérieur de la pyramide... c'est un privilège! Voir et toucher des pierres qui ont été manipulées il y a des millénaires et y ressentir les mémoires énergétiques de milliers de personnes qui s'y sont trouvées au cours des siècles derniers... c'est fascinant!
... je vous le dis, pour moi ce sera une initiation! À quoi? Je ne sais pas encore, mais j'ai la certitude qu'il y aura une autre Catherine au retour. D'ailleurs n'est-ce pas là, la symbolique de la pyramide? Un lieu de passage et un espace de transmutation; la mort n'étant, pour ceux qui les ont construites, qu'une initiation à un autre plan de vie.

         

       Les propos de Catherine... VOYAGE AU PAYS DES MAYAS... Lumière septembre/octobre 1996

... je peux affirmer que ce que je pressentais au départ s'est avéré réalité. Nous avons vécu effectivement une initiation peu commune et en sommes tous revenus transformés.
Tout commence par la rencontre à l'aéroport de Dorval de 28  personnes dont quelques-unes tout au plus se connaissent.
...Dès lors une extraordinaire fusion s'exerce, mélange de confiance, d'amour, de disponibilité les uns envers les autres et envers l'Univers qui allait, tout au long du voyage
, nous donner un merveilleux exemple de son fonctionnement.
Notre chemin est parsemé de personnes magiques, instruments divins qu'heureusement nous savons reconnaître.
...Tous nous émeuvent par leur disponibilité, leur joie de vivre et leur authenticité. Ils sont désormais des amis.
Il n'y a pas un seul évènement prévu ou imprévu qui ne fut chargé d'un message de l'Univers quant à la réponse que chacun de nous était venu chercher. D'une baignade sous la pluie dans la mer des Caraïbes au cours de laquelle nous apprenons que le bonheur est là ou nous le créons, à la renaissance vécue dans le puits de Cénote, immense caverne, utérus de la terre qui nous permet de couper le cordon ombilical, d'abandonner nos souffrances et de nous purifier, en passant par le rituel de la pluie pratiqué à deux reprises par notre guide tel que les Mayas l'exerçait et qui nous donne la pluie en plein soleil,
... nous assistons à un extraordinaire exemple du fonctionnement de l'Univers. Désormais c'est consciemment incarnés, incorporés et intégrés que nous pouvons, seuls et sans peurs, continuer le voyage de la vie!

      
Comme il serait merveilleux de vivre ensemble cette extraordinaire aventure!
Sinon, n'ayez crainte, je vous raconterai dans un prochaine éditorial, l'essence de ce voyage dont je pressens déjà l'importance.

On dit que les voyages forment la jeunesse...
À défaut de cela, je puis tout de même affirmer, qu'en ce qui me concerne, ils gardent jeunes!

Catherine Jalbert 
     

Si l'expérience vous intéresse, cliquez sur l'onglet Voyage du menu principal, vous obtiendrez ainsi le programme détaillé de ce périple au Mexique prévu pour le mois d'avril 2005.
 

Chronique Urbaine
du 9 décembre 2004

L'ESPRIT DES FÊTES


 


         L'esprit des fêtes correspond pour moi à un état d'âme que l'on peut adopter et entretenir tout au long de cette période dite "Des Fêtes" et qui, s'il est vécu avec tout ce qu'il suggère de rituels d'introspection et d'extraversion, pourrait avoir des effets pendant toute l'année.
 
         Pendant la période qui précède Noël, on est emporté par une espèce de frénésie... cadeaux, cuisine, party, famille, visite qui s'annonce... Je ne vous apprends rien en affirmant qu'on est trop souvent happés, société oblige, par l'aspect matériel de la fête.
         Heureusement qu'il y a ces grandes guignolées et autres oeuvres caritatives pour nous animer, au sens de stimuler le coeur et l'âme.
         Heureusement qu'il y a ces belles rencontres d'amour et d'amitié en perspectives... pour nous faire vibrer au son des battements de coeurs joyeux.
         Heureusement qu'il y a ces beaux chants de Noël pour ramener à notre mémoire tous ces souvenirs d'enfance.
         S'arrête-t-on cependant pour se demander ce qu'on veut que soient pour nous cette période des Fêtes?
         Clouée au lit par une vilaine pneumonie, j'ai eu le temps de faire cet exercice. Je viens donc partager avec vous le fruit de ma réflexion.

         La fête de Noël, quoique chrétienne, est inspirée de traditions païennes. On la nommait alors Fête de la Lumière en raison du retour de la lumière lors du solstice d'hiver du 21 décembre. Elle est célébrée dans presque tous les pays du monde, quelque soit la culture et parfois même, quelque soit la religion. Noël a, quant à moi, une très intéressante symbolique. C'est un temps de recueillement, de recherche de paix et d'harmonie. Cette fête à caractère sacré est là pour nous permettre de prendre un temps de réflexion sur l'année qui vient de s'écouler et sur celle qui commencera bientôt.
         La symbolique de La fête du Jour de l'An est tout autre. Elle en est une de convivialité, d'exubérance, de plaisir et de démonstrations de toutes sortes. Contrairement à Noël, elle célèbre  dans la joie et l'ouverture, le début d'une nouvelle période.

          En comparant ces deux symboliques, il est facile de dire que Noël est une fête Yin, une fête d'intériorisation et que le Jour de l'An est une fête Yang, donc une fête d'extériorisation.

          Compte tenu de cette évidence, j'ai décidé de ne rien changer à mes rituels cuisine, cadeaux, party, visite, famille, si ce n'est l'esprit, l'état d'âme avec lequel je les vivrai.
          Si je songe à Noël et à la période qui précède cette fête, j'ai le goût que mes regards, mes gestes, mes paroles, mes pensées se vivent de l'intérieur, de façon sacrée... Comme mes câlins, mon attention dans le choix des cadeaux, mes mots d'amour, jusqu'au brassage de la pâte à biscuit seront différents, je le sais, je le sens. J'ai le goût de l'intimité, de la profondeur des rituels et des choses, de boucler au mieux l'année qui se termine.
          Par contre, quand je songe à la Saint-Sylvestre et au Jour de l'An, la légèreté, le plaisir, l'accueil, l'ouverture, la communication seront d'autant plus vrais qu'ils bénéficieront des effets de l'intimité, de la profondeur et du sacré vécus à Noël. J'ai le goût de la parenté, des visites impromptues, des rires d'enfants, des jeux, des danses, des petits et grands tous ensemble et du commencement.

          Nos anciens avaient compris cela. Bien souvent les élèves pensionnaires ne sortaient du couvent que le lendemain de Noël. La fête tournait alors autour des semaines préparatoires de l'Avent et du point culminant de recueillement qu'est la Messe de Minuit.
Sans que Noël soit religieux comme il l'était dans l'temps, lui conserver ce caractère sacré... préparatoire et d'intériorisation... serait lui réserver son sens propre.
Par contre, leur Jour de l'An était festif, depuis le matin, les visites des uns chez les autres, l'arrivée de la parenté pour la veillée lui donnait des allures de "virée" ou la légèreté, le plaisir et l'accueil avaient toute la place. Pourquoi ne pas faire de même?

           J'ai le goût d'être bien dans ma peau, de ne pas déséquilibrer mon corps et mon coeur. J'ai le goût de manger et de boire modérément en prenant le temps d'apprécier et de partager. J'ai le goût de faire vibrer mon âme d'enfant et surtout... j'ai le goût de bâtir des souvenirs inoubliables pour mes petits-enfants...
          
           Bien sûr, il y a, les démunis, les malheureux, les esseulés... loin de moi l'idée d'en faire abstraction... À moi donc de les inclure dans mes gestes sacrés et mes plaisirs festifs.
Non seulement le don accordé, mais la présence, si elle est possible, remplira respectivement et assurément les coeurs.
Non seulement le don et la présence, mais aussi l'accueil, la communication et l'ouverture à l'autre apporteront de part et d'autre joies et gratitudes.
Je n'ai pas eu à regarder bien loin, pour trouver des personnes pour lesquelles je pourrais faire la différence.
Je me mets à l'oeuvre à la fois avec toute la profondeur, l'amour et la simplicité que je demande en grâce.
 

           Que Noël soit pour vous des plus ressourçant, serein et paisible!
           Que le Jour de l'An vous soit joyeux, convivial et énergisant!
 

Sincèrement
Catherine Jalbert
 
 

Chronique Urbaine
du 6 janvier 2005

 

DES VOEUX DE GUÉRISON PLANÉTAIRE POUR 2005


Ce petit pavillon Thaïlandais n'est sans doute plus...
Quelle catastrophe que ce tsunami survenu le 26 décembre dernier...
Catastrophe qui a mis la terre entière en état de choc...
Un seul et unique souhait s'impose donc pour l'année 2005 qui commence..
LA GUÉRISON DE CETTE PLANÈTE
QUI N'EN FINIT PLUS DE MANIFESTER SON MÉCONTENTEMENT !

Vivez-vous un sentiment d'impuissance, voir même de culpabilité face à un tel désastre?
Moi oui...
Nous avons beau faire des dons en espèces sonnantes et trébuchantes...
Nous avons beau accompagner nos levers, nos couchers et chaque moment de conscience, de prières, de souhaits de toutes sortes pour les décédés et les survivants, de voeux d'espoir d'un monde meilleur...
Rien n'y fait...
Le sentiment d'impuissance perdure devant une telle calamité dont l'horreur se révèle de plus en plus chaque jour.
Il existe cependant un moyen de nous libérer de ce malaise, tout en contribuant à l'effort collectif.
Cela se résume en quelques mots... ces quelques mots les voici:
 

EN PRÉVENANT NOS TSUNAMIS PERSONNELS!
EN GUÉRISSANT NOS RAZ-DE-MARÉE INTIMES!
EN RÉSOLVANT NOS GUERRES ET NOS CONFLITS INTÉRIEURS!

 

Aurons-nous le courage de faire notre examen de conscience?
Aurons-nous l'humilité nécessaire pour oser nous libérer de nos colères et de nos ressentiments?
Oserons-nous nous engager à guérir malaises et mal-être qui rongent notre joie de vivre?
Colères, ressentiments, émotions négatives, malaises et mal-être engendrent, comme vous savez, lourdeurs en soi et autour de soi.
Qui ne se sent pas atteint par l'agressivité, l'intolérance, la colère, la tristesse, la maladie...
d'une personne le ou la côtoyant?
Qui ne se sent pas atteint par le désarroi de milliers d'êtres humains aux prises avec les effets des soubresauts de plus en plus grands de dame nature?
Qui n'éprouve pas un grand sentiment d'injustice devant ces milliers de personnes décédées au hasard d'un conflit politique ou religieux?
Il est alors facile d'extrapoler et de conclure que la terre subit les contrecoups de ces fortes émotions pour le moins négatives.
Ces vibrations d'ombre intense sont contaminantes pour l'environnement croyez-moi.

L'an dernier à pareille date j'écrivais un éditorial décrivant le défi que nous offrait 2004...
J'ose ici en reproduire quelques phrases... pour deux raisons...
La première... parce que celles-ci se sont révélées être justes...
La deuxième... parce qu'elles étaient l'amorce du défi présenté par 2005...

"2004 sera une année de rendez-vous avec soi-même et avec les autres.
Année où l'individualisme sera appelé à faire place à la solidarité.
Cette année qui commence porte une énergie 6...
Énergie de choix, d'engagement... et de recherche d'amour.
Et j'en rajoute... 
Énergie de dualité, de responsabilité... et de recherche d'harmonie.
Énergie de conflit... et de recherche de paix.
Énergie de rassemblement, de coopération... et de recherche de consensus.

Arriverons-nous à nous engager suffisamment envers nous-mêmes pour enfin régler nos conflits intérieurs et atteindre à la paix?
Arriverons-nous à nous choisir et à nous aimer suffisamment pour enfin respecter nos limites et celles des autres? 
Arriverons-nous à nous responsabiliser suffisamment face à nous-même et aux autres pour enfin comprendre que chacun de nos gestes à un impact sur nos voisins et par ricochet sur la terre entière?
Arriverons-nous à nous oublier suffisamment pour enfin coopérer sainement dans chacune des sphères auxquelles nous appartenons?
Arriverons-nous à nous délester de cet individualisme maladif pour enfin comprendre que cette belle boule bleue sur laquelle nous habitons en a assez de tous nos abus?

À contrario, on pourra assister à une recrudescence du désengagement, du conflit, de la déresponsabilisation et de l'individualisme comme pour contrer cette énergie de lumière travaillant bien malgré elle dans l'ombre de cet immense chaos.
Arriverons-nous à percevoir les abuseurs et les manipulateurs pour enfin comprendre que le seul pouvoir est en nous?
Arriverons-nous à développer suffisamment de calme intérieur pour enfin comprendre que toutes nos harmonies intérieures mises en commun pourraient venir à bout des colères d'une mère nature malmenée?
Y arriverons-nous?"

Je crains que nous n'y soyons pas arrivés...
La réélection de Bush...
Le conflit en Irak qui n'en finit plus...
ne sont que quelques exemples parmi d'autres faisant preuve de cette recrudescence de l'ombre.
La peur, le pouvoir et la manipulation ont fait leurs oeuvres.
Les inondations en Haïti...
Ce tremblement de terre en Asie et ce gigantesque tsunami qui s'en suivit...
ne sont que réactions de la terre à cette marée émotive à laquelle vibre chaque être humain foulant le sol terrestre.

L'énergie 7 amenée par l'année 2005 est une énergie thérapeutique...
C'est une énergie d'arrêt, de ressourcement, de réflexion, de questionnement, d'élévation de la conscience...
Une année d'intériorisation...

Que diriez-vous, si notre Année 2005 avait pour but la "Guérison"?
Que diriez-vous si pour y arriver nous mettions à l'ordre du jour de nos quotidiens de simples gestes qui nous permettent d'être mieux en dedans?
Ces simples gestes de "guérison personnelle", mis en commun et venant de partout, créerons conséquemment un puissant mouvement de "guérison planétaire".

Devenons guérisseurs!
Devenons thérapeutes!
Devenons agissants, puissants, forts de cet engagement!

C'est la Grâce que je nous souhaite!



Catherine Jalbert
 
 

Chronique Urbaine
du 20 mars 2005

 

UNE TERRE D'ABONDANCE POUR NOS ENFANTS!
 

Je viens de recevoir cette magnifique photo d'une amie qui habite Rimouski.
N'est-elle pas magnifique cette vue hivernale de notre majestueux fleuve?
Elle fut prise après la belle grosse tempête de neige d'il y a dix jours.
À Rimouski, c'est la norme d'avoir des bordées de 60cm de neige.
Il faut être fait forts pour bien vivre ces constantes agressions de Dame Nature.
Mais croyez-moi les vues imprenables sur des paysages à couper le souffle sont un baume sur l'impatience qui gagne chacun d'entre nous à l'annonce du printemps.
 


Peut-on imaginer plus beau coucher de soleil?
J'ai peine à croire que j'ai quitté cela... heureusement que l'été m'y ramène!
J'ai mémoire de ces quotidiens cadeaux de Mère Nature...
Et grand bien m'en fasse... je peux m'y abreuver au gré de ma fantaisie!
 


Les Îles du Bic... vues du Rocher Blanc à Rimouski!
En été comme en hiver, ces îles sont belles à voir et à fréquenter.
 
De tous temps la nature fut considérée comme le meilleur des guérisseurs...
Cela n’a pas empêché, les tours de béton et la télévision de nous éloigner de ce grand potentiel!
Même si nous avons effectué plusieurs randonnées en forêt cet automne et cet hiver...
Avons-nous fréquenté cette nature, conscients de sa faculté de guérison?
L'avons-nous fréquentée, conscients que la guérison n'était pas à sens unique?





Et dire qu'elle continue à nous offrir des cadeaux aussi essentiels que la nourriture,
même si elle en a plein l'dos de nos conneries environnementales!
Dans quel état la léguerons-nous à nos enfants?

Saviez-vous qu'un misérable sac de plastique prend quelques minutes à fabriquer, ne sert qu'environ vingt minutes... et... qu'il prend 400 ans à se dégrader dans la nature?
Quand on sait cela, on s'empresse d'apporter ses propres sacs à l'épicerie, la pharmacie et autres commerces, comme ça se fait en Europe depuis longtemps déjà!
Heureusement, certains commerces, comme Provigo, commencent à offrir des remboursements pour les sacs rapportés, comme cela se fait pour les bouteilles et cannettes.
Avez-vous pensé, dans ce cas, aux nombreux sacs à café qui ne nous servent que quelques minutes et que  nous pourrions facilement réutiliser?

Saviez-vous
qu'une heure de tondeuse à essence équivaut à une année de gaz d'échappement d'une voiture moyenne?
Quand on sait cela, on passe rapidement à l'utilisation de la tondeuse électrique!

Qu'en est-il alors de la motoneige qui pollue, non seulement par ses émissions de gaz, mais aussi par le bruit?
Plusieurs diront sûrement: j'aime mieux ne pas y penser!
Mais il faut y penser justement...
Et demander une loi qui régit l'émission des gaz de ces engins ultra polluants comme c'est le cas pour les voitures...allons plus loin... une loi qui impose aux motoneiges de passer au pouvoir électrique... pourquoi pas?

Nous avons tous pris conscience de la pollution par le chauffage au bois, lors de l'épisode de "smog" vécu en février dernier...
Mais avons-nous pris conscience qu'au Canada et particulièrement au Québec, les normes environnementales sont 15 fois plus laxistes que celles des États-Unis en ce qui concerne le chauffage au bois?
Excluant les foyers d'ambiance et les situations d'urgence ...
Il est grand temps que nos lois obligent plus de rigueur quand à l'installation de foyers et de poêles à bois régulièrement utilisés pour le chauffage.
Mais il est aussi grand temps que chacun de ces utilisateurs se munissent, par souci environnemental, d'outils réglementaires, même s'il leurs en coûte des sous!

Saviez-vous
que 9 pays se partagent la réserve d'eau douce mondiale?
Saviez-vous que le Canada en possède 20%? et le Québec, un fort % de ce 20%?
Saviez-vous que le Québec est un des plus grands utilisateurs d'eau par personne au monde?
Il est grand temps de prendre conscience du gaspillage éhonté que chacun de nous fait de cette immense richesse naturelle!
Déjà ne pas faire constamment couler l'eau en faisant la vaisselle ou en se brossant les dents...
Ne pas laver la voiture au boyau d'arrosage, mais à l'eau dans un seau...
Serait d'un grand apport!
 Évidemment je prends pour acquis que l'arrosage des pelouses et le lavage de son stationnement à grande eau est fait en pleine conscience du gaspillage qu'ils occasionnent.
De grâce utilisons cette eau en disant merci et en pensant à tous ceux qui en manquent à travers le monde!

Je pourrais continuer indéfiniment cette énumération, mais je préfère penser que chaque être humain que nous sommes à déjà décidé d'agir en tant que UN dans sa propre cour, dans son propre milieu et dans son propre environnement.
Si chacun d'entre nous se plaçait du point de vue du UN ou du JE si vous préférez...
Il se demanderait alors ce que: "je" peux faire pour ma planète?
Je lui répondrais alors que:

"Je" ne dois pas attendre que la terre entière pense comme lui pour agir!
"Je" ne dois pas attendre que le pouvoir central lui dise quoi faire pour agir!
"Je" dois agir là où il lui est possible d'agir, là où il sait que ses comportements abusifs peuvent être changés... en étant persuadé que son action aura un impact sur son voisin, qui lui-même agira avec impact sur son autre voisin et ainsi de suite de façon exponentielle!

Je ne suis pas seule à penser ainsi et à faire serment d'allégeance à la terre.
Nous sommes nombreux, aux quatre coins du monde, à crier AU SECOURS! au nom de notre planète. Nous devons augmenter ce nombre afin qu'il atteigne le masse critique nécessaire à faire pencher la balance.

Agissons en aimant la terre qui nous abrite et nous nourrit!
Agissons en croyant en nous et en la force du UN dans le TOUT!
Agissons pour les générations futures!

Nous entreprenons la croisade du XX1ième siècle, sans nul doute, la croisade du millénaire!
Soyons vigilants et solidaires afin de léguer une terre d'abondance à nos enfants!


Catherine Jalbert
 
 

Chronique Urbaine
du 21 avril 2005

"DÉCIDÉMENT, JE NE TE COMPRENDRAI JAMAIS!"

Combien de fois avons-nous dit ou entendu cette phrase?

Comment se fait-il qu’avec certaines personnes, nous nous comprenons à demis mots...
alors qu’avec d’autres, c’est l’incompatibilité la plus totale? 
Même si c’est un état de fait depuis la nuit des temps…
nous continuons, envers et contre tous, à chercher à comprendre l’autre.
Pourquoi????????
Parce qu’une grande partie de notre équilibre, de notre vie affective et professionnelle
dépend de cette entente avec les autres.


Qui est alors cet humain que nous voulons tant comprendre?
 

Vouloir classer l’être humain selon sa personnalité… est un art millénaire!
Depuis au moins 6000 ans nous assistons à une véritable obsession du classement.
Et pour cause, 
l’immense désir de connaître l’autre qui habite en chaque être humain est un indéniable moteur pour arriver à cette fin.

Dès l’antiquité
Homère reconnaissait 3 types d’humains : l’instinctif, le sensible et l’intellectuel.
Hippocrate quant à lui en détermina 4 : le sanguin, le bilieux, le lymphatique et le nerveux.
Beaucoup plus tard
Freud en nomma 3 : le ça, le moi et le surmoi.
Plus près de nous Carl Jung estima que les personnalités dépendaient de 4 façons d’appréhender le monde par: l’intelligence, l’intuition, la perception et l’émotion. Il ajoutait que chaque caractère se dédouble en introversion et extraversion et qu’en plus il fallait tenir compte du sexe de l’individu,
les femmes recherchant l’harmonie du groupe, les hommes recherchant un rapport avec l’autre.
William Reich
a basé son analyse sur 3 éléments : Qui je pense être? qui j’ai peur d’être?
et qui je suis vraiment?
Alexander Lowen
quant à lui en détecta 5 : l’opinion, le créatif,le défi, l’affectif et l’organisateur.
Éric Berne en retint 3 : l’adulte, le parent et l’enfant.

À travers ces fructueuses recherches toutes aussi percutantes les unes que les autres, d'autres chercheurs se sont appliqués à réhabiliter deux méthodes millénaires de classement des personnalités.
La première…
utilisée à l’époque par les premiers chrétiens, les soufis et l’église… s’appelle
l’Énéagramme.
La deuxième…
inspirée de
Pythagore et utilisée par les prêtres-enseignants-guides de l’époque fut transmise oralement de générations en générations… et est actualisée aujourd’hui sous l’appellation Science des nombres.
 
Ces multiples méthodes de classement ont leur valeur propre, dépendant du point de vue à partir duquel chaque chercheur a exécuté ses travaux. Médical dans le cas d’Hippocrate, psychanalytique dans le cas de Freud, sociologique dans le cas de Lowen par exemple.
En ce qui concerne
Pythagore et la science des nombres, son point de vue était la connaissance de soi. J’ose ajouter, sans crainte, que la science des nombres de Pythagore, contient toutes les autres approches, tous les autres points de vues. Ce qui, à mon avis, renforce les vertus de l’utilisation de cette méthode.

Ce qu’il faut savoir c’est que Pythagore fut le premier mathématicien à codifier la symbolique des nombres!
Mystique, philosophe et créateur des sciences mathématiques…
Il affirmait que les nombres représentent des valeurs dont la présence se fait sentir dans toute l’existence, dans la nature et en chaque être humain.
Il enseignait que les nombres sont l’essence de toute chose.
Il a appliqué cette symbolique des nombres à l’astronomie, l’ontologie, la morale, la psychologie…
Pythagore a affirmé et Jung après lui que le nombre est un symbole et que le nombre s’analyse et s’interprète comme chaque symbole.
Pythagore enseignait que chaque individu a une personnalité qui comporte un côté ombre et un côté lumière… que ces côtés ombre et lumière prennent plus ou moins d'ampleur en vieillissant…  et que cela dépend de la façon dont l'individu est élevé et éduqué et de la façon dont il décide de vivre et d'orienter sa vie:
En évoluant, en se développant et en devenant responsable… en toute connaissance de sa vraie nature… exploitant ainsi son côté lumière ?

Ou en subissant sa vie sans jamais s'y engager vraiment… devenant ainsi victime du côté ombre de sa nature... développant par là des dysfonctions ?


Imaginez…
Un enfant qui ne tient pas en place… (donc de type 5…)
Avec des parents qui aiment l’ordre et les horaires … (donc de type 4)
Compte tenu de ce que sont les parents, l’enfant devra faire des efforts considérables pour leur donner ce qu’ils attendent de lui…
Cet enfant devra attendre l’adolescence, et quelle adolescence, pour exploser, relever les défis pour lesquels il est fait et enfin utiliser l’immense énergie d’aventure et de créativité qu’il détient…
À moins que les parents n’aient constaté dès le départ son besoin de mouvement et que malgré ce qu’ils sont, ils aient donné à leur enfant la liberté dont il a besoin pour utiliser au mieux cette énergie débordante.


Imaginez…
Un enfant introverti, souvent dans sa tête… (de type 7)
Avec une mère affective…(de type 2) et un père verbomoteur…( de type 3)
Compte tenu de ce que sont les parents, l’enfant devra faire des efforts considérables pour vivre l’envahissement affectif de sa mère et les discours de son père…
Il devra attendre l’adolescence pour se donner le temps, l’espace et la solitude essentiels à sa nature…
À moins que les parents n’aient constaté dès le départ son besoin de silence et que malgré ce qu’ils sont, ils aient donné à leur enfant l’espace dont il a besoin pour utiliser au mieux cette faculté d’intériorisation qui lui est propre.

Les exemples à cet effet sont légion, mais ce qu’il importe de comprendre, c’est que la science des nombres permet, non seulement aux parents, mais aussi aux éducateurs, conjoints, associés,  patrons, amis, employés… de voir la différence de l’autre, de l’admettre et ainsi de se donner les moyens d’approcher et d’apprivoiser l’autre en ayant une meilleure connaissance de la logique de l’autre, de la manière de s’exprimer de l’autre, des motivations de l’autre, des attitudes de l’autre et des réactions de l’autre.

Plus le regard se portera sur ce que l’autre « est »
et non sur la différence et la contradiction qu’il représente avec soi-même…
Plus on acceptera l’autre pour ce qu’il « est »
et non pour ce qu’il « doit être »…
Plus l’organisation familiale, professionnelle et sociale insistera sur « l’être » et non sur le « faire »…Plus chaque être humain  permettra à chaque autre être humain d’être lui-même… de prendre sa vraie place dans sa vie et dans la vie… et par-là d’atteindre un meilleur équilibre.

Comprendre l’autre implique cependant une compréhension de soi!
Arriver à porter un regard sur ses forces, ses faiblesses, sa carrière, ses défis et conditions d'évolution, son passé, son présent et son potentiel futur. C’est assez formidable, n’est-ce pas!
Mais arriver à faire de même pour ses proches et ses enfants par exemple, sans compter pour ceux que l'on côtoie dans son milieu de travail est encore plus formidable!
C’est ce que la science des nombres de Pythagore offre comme possibilités.

Je privilégie cette approche pour plusieurs raisons…
Premièrement, parce qu’elle contient et touche à tous les aspects de la personnalité humaine.
Deuxièmement , parce qu’elle permet une connaissance approfondie de soi et de l’autre.
Troisièmement, parce que je me penche depuis plus de 25 ans sur l’analyse et l’interprétation de tous symboles, y compris la symbolique des nombres et qu’à ce titre, la science des nombres est toute indiquée.
Quatrièmement et non la moindre, parce que ce système ne permet pas d’erreur.
En effet, quoi de plus tangible qu’une date de naissance et quoi de plus réel que le nombre obtenu par l’addition des chiffres qui les représentent?

Évidemment je ne peux, par le biais de cette chronique, communiquer toute l’ampleur, toute la précision, toute l’efficacité de cette méthode de décodage de l’humain.
Mais il existe une élément de notre vie moderne qui vient confirmer la véracité de ce que je viens d’énoncer… c’est l’avènement du Numérique
En effet, nous comprenons aujourd’hui que l’image arrive jusqu’à nous dans notre téléviseur, transportée par oscillations et longueur d’ondes et que ces oscillations et longueur d’ondes sont supportées, son nom le dit, par un système numérique, donc par les nombres…
Comme tout dans l’Univers est oscillation et longueur d’ondes… le son, la couleur, la lumière, la musique, les mots… il est alors plus facile de comprendre ce qu’enseignait Pythagore :
 « Les nombres représentent des valeurs dont la présence se fait sentir dans toute l’existence, dans la nature et en chaque être humain. Les nombres sont l’essence de toute chose. »
Cette science des nombres vieille de 2500 ans permet donc de traduire en mot des oscillations et longueurs d’ondes transmises par les nombres spécifiques portés par chaque individus.

S’il vous intéresse d’en savoir davantage, je vous invite à participer aux ateliers:

"Connaissance de soi par la science des nombres" et
"Découvrez votre personnalité et celles de autres par la science des nombres"

qui permettent d'approfondir et d'utiliser quotidiennement cette science
que ce soit au niveau personnel ou professionnel.

Il vous sera possible lors de ces ateliers d’apprendre une méthode simple de calcul de vos nombres.
Vous serez à même d’apprivoiser
les différentes personnalités… de comprendre leurs fonctions et leurs dysfonctions… leurs similitudes et leurs différences… leurs capacités de prendre conscience de leurs forces et de leurs faiblesses…ainsi que des moyens pour désamorcer leurs dysfonctions.
Des exemples concrets, à partir des participants sont la toile de fond des ces ateliers.

Pour en savoir plus cliquez sur Numérologie au menu principal.

Au plaisir de vous communiquer mon enthousiasme pour la science des nombres, cette méthode de décodage de l’être humain, ce formidable outil d’évolution!

Catherine Jalbert
 
 

Chronique Urbaine
du 22 juin 2005

LES YEUX DU COEUR!

Les yeux du cœur, comme dans VIVRE
VIVRE comme dans contempler, sentir, ressentir, manifester, éprouver,
toucher, goûter, regarder, écouter, jouir et aimer…
Les yeux du cœur comme dans ÊTRE…
ÊTRE
comme dans rester disponible à être touché, ému, stimulé, enthousiasmé et passionné!

Au-delà des mots... aquarelle/collage de Catherine Jalbert

Cet été...
Je fais une exposition de peinture à la Galerie d'Art du Vieux Presbytère de Ste-Flavie.
Cette exposition aura lieu du 15 au 27 juillet.
Ensuite, le 1er août,,je donnerai une démonstration de peinture gestuelle à l'occasion d'une exposition pluridisciplinaire "Artistes en Fête" à Ste-Flavie également.
Ste-Flavie du Bas du Fleuve, porte de la Gaspésie.

Si je fais ainsi la nomenclature de cette activité estivale, c'est, non seulement pour vous inviter à venir me rencontrer; mais aussi pour vous préparer, s'il y a lieu de le faire évidemment, à apprécier les multiples oeuvres d'art que vous fréquenterez en empruntant la Route des Arts qui sillonne la 132 à travers le village de Ste-Flavie. 
Sinon, je souhaite que ces mots vous inviteront à teinter vos activités estivales de milliers de regards sur notre beau pays … avec les yeux du cœur.
 

Permettez pour ce faire que je vous raconte...
 une rencontre avec une oeuvre d'art qui s'est avéré marquante pour moi . 
Cette rencontre...
 comme un révélateur, un activateur de flux créateur en moi fut déterminante,
non seulement dans ma démarche d'artiste, mais aussi dans ma démarche d'être humain
dont les gestes, les paroles et les pensées sont motivés par une variété d'émotions,
comme autant de formes et couleurs sur la palette du peintre.

Quelle extraordinaire expérience que cette rencontre avec l'art abstrait. Je me souviendrai toujours, il y a de cela 25 ans, du jour où empruntant un escalier mobile de l'aéroport de Mirabel, une immense toile a sollicité mon regard. Non seulement mon regard, mais aussi mon intérêt au point de descendre et de remonter cet escalier à plusieurs reprises, ce, afin de me permettre de saisir l'ampleur de l'oeuvre et surtout l'ampleur de l'émotion qui en ressortait et qu'elle générait en moi.

Cette oeuvre toute en larges traits verticaux noirs et bruns me suggérait des hommes venant vers moi sous la pluie. Des hommes fiers, des hommes forts. L'émotion que je ressentais au creux de ma poitrine en était cependant une de vulnérabilité. Je me pris à imaginer leur quotidien, leur travail à l'usine, leur retour à la maison, leur vie quoi! Je me pris à ressentir leur propre vulnérabilité à travers la mienne. Ce jour-là fut pour moi et malgré moi "une véritable initiation" à l'art abstrait. Cette rencontre fut pour moi et malgré moi "déterminante" dans mon cheminement émotionnel et créateur.

Au sortir de cette expérience, je me suis mise à peindre différemment, à fréquenter les ateliers de peinture, à courir les expositions, à lire les livres d'art et à prendre le temps de regarder autour de moi.

Le savez-vous? Nous sommes entourés d'oeuvres d'art... peintures, sculptures, architectures... abstraites bien souvent. Nous les côtoyons régulièrement. Nous les voyons évidemment, mais les regardons-nous réellement?  Prenons-nous le temps de les apprécier? Prenons-nous le temps de nous laisser émouvoir par elles? Ces oeuvres, tout en améliorent sans contredit notre paysage urbain, s'expriment.
Elles nous interpellent, à nous d'en saisir toute la profondeur et l’émotion qui s’en dégagent… n’est-ce pas?

À titre d'exemple, le hall d'entrée de Radio-Canada à Montréal est un musée en soi, un musée d'oeuvres d'art abstrait pour la plupart. Les oeuvres du frère Jérôme y ont une place privilégiée. Je ne les avais pas vraiment regardées avant mon expérience de Mirabel; mais après, oh oui, après... celles-ci m'ont fait vivre une gamme d'émotions et d'expériences créatrices incomparables... mais surtout, elles m'ont mise sur la piste de la peinture gestuelle, voie royale de l'expression picturale intuitive et de l'apprentissage de l'abstrait.
Ce qu'il y a de merveilleux avec l'abstrait, c'est que le monde intérieur de l'artiste provoque chez celui qui regarde une telle stimulation de son imaginaire, que le regardant se retrouve lui-même en pleine créativité.

L'intérêt, le goût, la connaissance de l'art... abstrait de surcroît, se développe avec
la fréquentation.
Le premier défi à relever, consiste donc à se permettre de jeter un regard, puis un autre, puis encore un autre sur ces oeuvres afin de faire tomber la barrière de l'inabordable et de l'incompréhension.

L'intérêt, le goût, la connaissance de l'art... abstrait de surcroît, se développe avec
la contemplation.
Le deuxième défi à relever, consiste donc à mettre l'analyse, le besoin de signifiance et de correspondance à un sujet ou à un thème de côté, pour se laisser happer par l'esthétisme, la couleur, le langage et l'émotion de l'oeuvre.
 

L'art visuel est encore un art à découvrir...
 Je dirais même un art à courtiser, à fréquenter, à contempler...
L'art visuel...
 se regarde et s'apprécie avec le ressenti, avec l'expérience émotive de chacun, avec le coeur et l'âme.

 
Mettons à profit l'artiste en chacun de nous et laissons-nous stimuler
par le propre univers émotif, créateur
et animique de l’artiste.

Les Borduas et Riopelle de ce monde nous ont ouvert la voie.
Certains les ont précédés, d'autres les ont suivi et les suivent encore.
Découvrons-les, fréquentons-les, contemplons-les, courtisons-les,
ressentons-les et permettons-nous d'aimer ou de ne pas aimer.... mais n'oublions pas que:
 
L'art se regarde et s'apprécie avec les yeux du coeur!


Découverte... acrylique sur toile de Sylvie Barrette... ma fille!


Catherine Jalbert
 

Chronique Urbaine
du 24 août 2005

L'IMPORTANT EST DE SE CONNAÎTRE SUFFISAMMENT POUR...
 

 

   Cet été fut un été magnifique c'est le moins qu'on puisse dire.
J'ai tenté d'en profiter au maximum, comme beaucoup d'entre vous sans doute.
Promenades au bord du fleuve matin et soir, jeux sur la plage avec les enfants,
marches ici et là, entre amies, parfois par nécessité, mais aussi pour le plaisir,
stations debout lors de démonstrations de peinture, sans compter les 20 marches du Vieux Presbytère de Ste-Flavie à monter et à descendre trois, quatre, cinq fois par jour lors de mon exposition...
et quoi encore?
Hum, le quotidien... repas, vaisselle, courses, lavage... vous connaissez?
Tout cela pour dire que mon corps physique a été sollicité plus que de coutume pendant ces 4 semaines de merveilleuses vacances à Rimouski que j'aime tant... et grand bien m'en fasse!

Certains diront que ce ne sont pas de vraies vacances...  moi, je dirais que oui!
Car être ainsi dans son corps , dans un quotidien rempli de petits bonheurs,
entourée des siens, petits et grands, sans compter les amis/es toujours présents/es...
Ça active d'autres centres d'énergie, ça amène à vivre encore plus l'instant présent,
ça met l'intellect au ralenti, ça stimule la créativité,
ça fait éprouver d'autres sortes de fatigue, d'autres sortes d'émotions, d'autres sortes de besoins, 
ça fait vivre une autre sorte de relation à soi-même quoi!
Tout cela, pour moi... ce sont aussi de vraies vacances.

L'important c'est de se connaître suffisamment pour savoir ce qui nous est profitable...
dans l'instant... car il n'y a que l'instant présent qui soit réel... n'est-ce pas?

Il fut un temps où mère de famille et travailleuse autonome à temps plein,
j'avais besoin de vacances ou le "rien faire" et le "être seule" étaient roi.
Mon équilibre tenait alors à  "tout faire avec et pour les autres" en saison
et à "rien faire et être seule" en vacances.
Maintenant que je tente, avec succès d'ailleurs,
de faire se côtoyer quotidiennement  le "tout faire avec" et le "rien faire seule"...
et plus encore... "le tout faire seule" et "le rien faire avec"...
mes vacances n'ont plus le même visage...
et pourtant, je suis la même personne!

L'important c'est de se connaître suffisamment pour savoir ce qui nous est profitable....
dans l'instant... car il n'y a que l'instant présent qui soit réel.

Comprendre que, dans ce perpétuel mouvement de la vie je deviens moi-même mouvement, est primordial.
 Comprendre que si je deviens mouvement, la connaissance de moi doit elle aussi être en mouvement.
Comprendre que dans ce mouvement, mon essence demeure la même,
et que ça n'est que l'expression et les besoins de celle-ci qui diffèrent.

Il fut un temps où mon désir le plus cher était de ne rien avoir devant moi,
aucun projet, aucune obligation, aucun devoir...
cela correspondait à mon besoin du moment, face à un quotidien par trop exigeant.
Il n'en est plus de même aujourd'hui...
Aujourd'hui les rêves déjà réalisés, les projets déjà accomplis, l'âge que j'ai, un quotidien équilibré,
le mouvement de ma vie quoi... suscite des besoins différents.

Que je vous raconte une anecdote qui vient de m'arriver et que j'intitulerais:

Mon corps me parle encore...

À la fin de mes vacances, je me suis mise à avoir mal aux hanches. Évidemment, j'ai tout de suite mis cette douleur sur le compte d'un corps trop sollicité par les multiples usages auxquels j'ai fait allusion plus haut. À mon retour à Montréal, après quelques jours de repos bien mérité, ayant repris mes marches quotidiennes, je constate que le mal de hanches est encore présent... non seulement présent, mais persistant et plus encore. Je me suis donc mise à m'observer.
Cette observation me faisait spontanément dire:  J'ai de la difficulté à avancer, mes pas sont lourds.
Je n'arrive plus à marcher, pour marcher, ça me prend un but, une stimulation. Je remarque aussi que quand "je vais vers..." la douleur est moins grande, mais dès que je suis sur "le retour"... mes pas sont de plus en plus lents, lourds et douloureux.
Vous me connaissez... pas besoin de me faire signe bien longtemps pour comprendre que quelque chose ne va pas... que mon corps tente de me parler... que tente-t-il de me faire comprendre?
Difficulté à avancer... sans but? Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire?
Avancer?  Avancer vers...? Vers quoi est-ce que j'avance présentement? Vers rien que j'réponds... oups!
Voilà où le bât blesse... la situation devient de plus en plus claire... je ne vais vers rien... re-oups!
Voilà pourquoi, il m'est si difficile d'avancer... je n'ai pas de projet stimulant, enthousiasment, recréant!

Un petit retour en arrière me fait réaliser qu'avant mon départ pour Rimouski, ma fille Sylvie, celle qui habite en Australie, m'annonce qu'elle viendra au Québec l'été prochain avec mari et enfants. Cette heureuse nouvelle avait pourtant son revers, elle annulait par le fait même, "mon projet" d'aller la voir en Australie à Noël. Évidemment, toute à la bonne nouvelle de "son" projet d'être parmi nous, j'en ai oublié la perte de "mon" projet.
De plus, j'avais pendant tout le printemps, axé mon énergie sur l'exposition à venir, me gardant ainsi  jusqu'en août dans un espace privilégié de créativité.
À mon retour, j'étais donc en quelque sorte dans une forme de deuil.
Il m'a fallu, cette difficulté physique persistante pour comprendre qu'il ne me suffit pas présentement  d'aimer mon travail, mon appart, mes amies/s par exemple... j'ai besoin d'un projet qui me stimule et m'amène à inventer, créer, renouveler ma vie de tous les jours en poursuivant un but... mais quel but?
Évidemment, la volonté de perfection, les dictats de la croissance personnelle pourraient me faire théoriser sur la non nécessité d'avoir une vision d'avenir pour être heureux...
Mais il y a longtemps que j'ai compris que la perfection n'est pas de ce monde... que chaque être humain est unique... que la connaissance profonde notre spécificité nous permet de répondre, mieux que quiconque, à nos aspirations de bonheur, de bien-être et d'équilibre.

Dans la quarantaine, je ramassais des sous pour me permettre de prendre une année sabbatique à 50 ans.
Ce projet était mû par un besoin d'arrêter... ça s'est réalisé, pas comme je le souhaitais cependant. J'ai en effet arrêté, non pas un an, mais quatre, à cause de la maladie... j'avais mal passé ma commande. Je vais donc me servir de cette leçon pour mieux orchestrer mon prochain rêve.

Je me suis questionnée sur ce besoin de rêve... voilà ce qui est ressorti de ma réflexion.
Quand on a 20, 30 ans, les projets de couple, d'enfants, de maison, de carrière motivent plus souvent qu'autrement nos pas en avant.
Quand on a 60, 70 ans, ayant répondu à la majorité de nos aspirations, nous nous retrouvons souvent devant rien... à bâtir, à contribuer, à rêver... qu'une "discutable tranquille retraite"?...
C'est alors que les projets prennent toute leur signifiance.
Non pas que je sois sans projet, j'ai projet d'écrire un 3ième livre, projet d'avoir un atelier pour créer, cela se fera, c'est là depuis longtemps, c'est de l'ordre du connu. Mais plutôt besoin de rêve fou, de dépassement du connu, de découverte, d'exploration, d'émerveillement, de surprise...
Comme autant d'occasions de provoquer encore et encore un rendez-vous avec moi-même.
Comme autant d'occasion d'aimer la vie, de la célébrer, de l'honorer.
Comme autant d'occasion d'entretenir le goût de vivre.

Aujourd'hui à l'aube de la soixantaine, novembre 2006, je me créé un nouveau projet, un rêve fou... projet, rêve d'un long voyage pour célébrer mes 60 ans. Dès aujourd'hui, je marche donc vers un voyage à penser et à organiser. Je ramasse mes sous, je me mets en forme, j'envisage toutes sortes de destinations toutes aussi farfelues les unes que les autres, l'Afrique m'attire... je suis stimulée et enthousiaste... j'ai de moins en moins de difficulté à marcher.
                      Eh oui, vous avez bien lu, j'ai moins de difficulté à avancer, à marcher!
                             Hip, hip, hip, hourra! Mon histoire est finie mes petits amis!

                            Non, ça n'est jamais fini, la vie est mouvement souvenez-vous.
                   Que vais-je encore avoir à vous raconter... hum... c'est une histoire à suivre!


Catherine Jalbert

 

Chronique planétaire
du 20 janvier 2006
 

QUE NOUS RÉSERVE 2006
De l'abondance... rien de moins!

Eh oui! De l'Abondance...
2006 correspondant au nombre 8 en numérologie...
le nombre 8 quant à lui étant symbole de pouvoir...
pouvoir d'action, pouvoir de réalisation, pouvoir de matérialisation...
le lien vers l'Abondance s'impose alors de lui-même!


Évidemment avec la conjoncture mondiale actuelle,
il est plus facile d'interpréter le mot "pouvoir" en son sens négatif.
On pourrait aussi concevoir le mot "abondance" dans le sens de:
abondance de guerres, de catastrophes, de troubles politiques de toutes sortes...
 et on ne se tromperait pas.
Il est alors extrêmement important, non seulement de comprendre,
mais surtout d'intégrer... que tout négatif a son positif...
en numérologie comme partout dans la vie.
À nous donc de souhaiter à tous et chacun, individus, groupes, gouvernements, pays, planète...
la matérialisation de l'Abondance positive...
et l'utilisation d'un Pouvoir de lumière en cette année 2006.

Si vous avez lu mes précédents éditoriaux, vous reconnaîtrez que je suis encore et toujours
fascinée par l'oeuvre de la Source d'Abondance dans ma vie... dans la vie!
Et croyez-moi, la Source sera très active au cours de l'année 2006...
La vibration du nombre 8 lui donnera toutes les opportunités de venir contribuer
à notre pouvoir personnel d'action, de réalisation et de matérialisation...
En autant que nous y mettions du nôtre et que ce nôtre soit branché sur le divin évidemment.

En cette année 2006, plus qu'en toute autre, nous aurons l'occasion de mettre à l'épreuve le dicton: "Aide-toi et le ciel t'aidera!"
Les simples mots... Aide-toi...  supposent:
que nous savons clairement ce que nous voulons,
que nous osons l'énoncer honnêtement
et que nous sommes prêts à assumer les conséquences qu'entraînera la réalisation de nos désirs.
Quant aux mots... et le ciel t'aidera... ceux-ci supposent:
que nous faisons confiance,
que nous lâchons prise sur le résultat
et que nous sommes prêts à prendre ce que la Source nous réserve d'inattendu et d'imprévu.
Dans "Aide-toi et le ciel t'aidera!"... il n'y a aucune place pour le contrôle.

Persuadée que le parta